Je vais vous aider à en savoir un peu plus sur cette race...
Une allure altère, une belle robe noir de jais : las d'user ses sabots à la guerre et aux champs, le Frison a su jouer de ses atouts pour accèder à un plus noble statut.
Apparu il y a plusieurs siècles en Frise ( Pays-Bas), ce descendant des lourds chevaux de l'ère glaciaire aide les guerriers du Nord à lutter contre les légions romaines. Allégé grâce à un apport de sang oriental et andalou, il conserve une puissance qui fait sa renommée auprès des fermiers dès le XVIIe siècle. Il gagne alors en robustesse en passant les hivers dehors, le bétail ayant le seul privilège de rester à l'étable.
Vif et séduisant, le Frison actuel travaille la terre, sert à l'attelage ; il est également apprécié pour le dressage et reste demandé pour le cirque.
Caractère : Doux, parfois impulsif, volontaire et résistant.
Utilisation : Dressage, apparat, cirque, attelage : funérailles, exhibitions.
Taille : de 1,50m à 1,60m au garrot.
Robe : noire.
Lui et pas les autres
Avec un bon pas régulier et un trot rapide et vif, le Frison excelle à l'attelage et peux maintenir la même allure sur des kilomètres.
Tous les mâles sont noirs, seules les juments peuvent avoir une étoile blanche sur la tête.
Vous le saviez ?
Au XIXe siècle, le frison était très recherché par l'industrie funéraire, sa belle robe noire s'accordant à la couleur des corbillards.
C'était le cheval favori des reines. Béatrix de Hollande se faisait ainsi conduire par un attelage de huit frisons.
La race quasiment éteinte au début du XXe siècle, fut sauvée pendant la Seconde Guerre Mondiale: en raison de la pénurie de véhicules et des restrictions d'essence, les fermiers furent obligés de revenir aux attelages et aux véhicules hippomobiles ( hippo: cheval et mobile veut dire déplaçable en latin)
Très admiré dans sa région natale, le Frison occupe une place privilégiée dans le coeur des Hollandais.




